Voici un extrait d'article paru dans le Figaro (qui ne fait pourtant pas partie de ma lecture habituelle)
http://www.lefigaro.fr/web/2010/01/18/01022-20100118ARTFIG00674-paris-et-berlin-deconseillent-internet-explorer-.php
L'information
risque de ne pas avoir d'impact énorme sur les téléchargements
d'Internet Explorer, elle n'en est pas moins un coup dur symbolique
pour Microsoft: les autorités officielles en matière de France et
d'Allemagne recommandent... de ne plus utiliser le navigateur vedette
de la firme.
Raison de cette soudaine défiance à l'encontre du
leader du marché : une faille de sécurité importante et non corrigée
sur les versions 6, 7 et 8 du logiciel. C'est par cette faille que les
pirates chinois ont pu lancer l'attaque dont Google a été victime la semaine dernière.
Cette attaque, qui visait des comptes mail et des informations sur des
militants pro-droits de l'Homme en Chine, avait provoqué la colère de
Google.
En France, le Certa (Centre d'expertise gouvernemental
de réponse et de traitement des attaques informatiques) a émis le 15
janvier dernier un bulletin d'alerte,
qui stipule : «Dans l'attente d'un correctif de l'éditeur, Le Certa
recommande l'utilisation d'un navigateur alternatif». L'équivalent
allemand de cet organisme a émis une recommandation similaire.
Mauvaise nouvelle pour Microsoft
Face
à une situation inédité, le leader mondial du logiciel grand public n'a
pu que parer au plus pressé. La firme a reconnu, par l'intermédiaire de
son directeur des questions de sécurité, Mike Reavey,
qu'«Internet Explorer a été l'un des vecteurs utilisés par les attaques
sophistiquées et ciblées contre Google et d'autres réseaux
d'entreprises».
Ce responsable a souligné que ces attaques
étaient limitées et concernaient essentiellement Internet Explorer 6,
une version déjà ancienne du logiciel. Il recommande aux utilisateurs
de mettre leurs paramètres de sécurité au maximum.
Microsoft
travaille à combler cette faille de sécurité. Les analyses de l'attaque
qu'a subi Google montrent par ailleurs qu'elle était très sophistiquée,
au point qu'on soupçonne un gouvernement d'en être à l'origine. Il
n'empêche que la nouvelle tombe mal pour Microsoft, qui commence à
souffrir sérieusement de la concurrence des navigateurs «alternatifs»
comme Firefox ou Chrome de Google.